Le Parc du Fresne

La vaste zone du parc du Fresne est une dépression humide qui se trouvait autrefois en bordure de la Loire lorsque les boires du Petit et du Grand canal étaient réunies. Elle faisait partie du fief de la Guerche, un important manoir seigneurial au XIIè siècle. On aperçoit à l’ouest une belle demeure bâtie au XIXe. La propriété du Fresne a appartenue au XXe à la famille de l’écrivain Gilbert Cesbron, avant que le domaine ne soit en grande partie racheté par la commune en 1986 pour y aménager deux salles municipales. L’une d’elle, en face du grand platane, a été installée dans les anciennes écuries du domaine.

Le parc sert d’habitat à de nombreux oiseaux et mammifères dont des variétés rares de chauves-souris. Il est aussi renommé pour la diversité de sa végétation arboricole et en particulier son platane géant inscrit à l’inventaire des arbres remarquables d’Anjou.

Ce platane est de la variété « Platanus orientalis » ou Platane d’Orient, une essence introduite en France au XVIIIè siècle. Il se présente comme un arbre multiforme qui proviendrait en fait de deux arbres : un sujet principal qui s’est rapidement divisé en deux puis trois gros troncs, et d’autre part, un individu voisin planté trop près. Avec le temps, les souches se seraient soudées entre elles pour ne former qu’un seul tout.

La circonférence de l’ensemble des troncs est de 18,85 m. La hauteur est d’environ 25 m. et la ramure couvre une surface circulaire de près de 1 300 m2.

Comparé à d’autres arbres remarquables, le platane du Fresne serait le plus gros platane du Maine-et-Loire, le deuxième plus gros platane de France, et le troisième plus gros arbre du Maine-et-Loire.

Quant à son âge, les experts lui attribuent autour de 300 ans, peut-être même 400.

Sa santé est considérée comme satisfaisante mais des précautions sont à prendre pour la préserver. C’est pourquoi un périmètre de protection a été installé sous la frondaison pour éviter le piétinement qui endommage les racines superficielles.

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